Le DVDvoreur 03

Publié le par Olivier FERTEL

Michael Jackson (of the bitch)

Le roi de la pop est décédé ! Vive le roi ! Branle-bas de combat médiatique autour de la star controversée.

Ca faisait un bail que l’on n’avait pas vu ça ! Depuis la mort de Diana en fait. Génial ! Ca va faire le feuilleton de l’été. Les cadavres vont sortir du placard. La famille commencer à s’en mêler, sans doute pour récupérer l’héritage. Fauché avant son concert d’adieu, ça c’est la classe ! Surtout que depuis les rumeurs de pédophilie, on n’en entendait plus parler du Michael. Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre…

Attendez-vous au battage médiatique le plus important de ce début de siècle. En même temps, Karl Malden est mort et tout le monde s’en fout. Who’s BAD ?

 

Home (atterré vue du ciel)

Yann Arthus Bertrand, le photographe spécialisé dans la prise de vue de la terre par hélicoptère (super écolo !!!) veut faire prendre conscience à la planète entière (si ! si !) que notre belle nature est en péril. Wouhaou ! Ca c’est un scoop ! Sponsorisé par France Télévision, la diffusion de son film « Home » aurait permis aux écolos de faire un très bon score aux élections européennes. Comme quoi, la politique ne tient pas à grand-chose. La diffusion d’un film plutôt moyen, réalisé par un cinéaste qui n’en est pas un, avec des commentaires d’une platitude hallucinante mais je l’avoue, avec des images magnifiques, est capable de sensibiliser les masses à la politique écologique en sommeil depuis plus d’une décennie. Ca c’est une vraie leçon de civisme.

Avec le pognon qu’ils on eu, ils auraient pu se payer un scénariste pour faire un lien entre toutes ces images, pour écrire des textes un peu plus intéressants et surtout, se payer un comédien pour narrer le documentaire (c’est Yann qui s’y colle !), on ne peut plus soporifique. Bon le film a eu du succès en France avec une diffusion télévisée, sur le net, au cinéma et en dvd à prix coûtant (5€). C’est du mass média ! Après ça, si ça ne marche pas … Par contre, la mégalomanie de notre Yann national n’a pas payé hors de nos frontières. Allez Yann, tu feras mieux la prochaine fois !

P.S : Pour ton prochain film, pense à embaucher Jacques Perrin (Microcosmos, le peuple migrateur).

 

Jusqu’en Enfer (et au delà !)

Sam Raimi is back ! Pour les fans de film d’horreur old school (comprenez des années 70/80), Sam est une légende vivante. Créateur de la célèbre série des Evil Dead, mélange d’horreur et de fun, Sam s’est taillé une réputation d’enfer dans le milieu du film de genre. Après quelques films plus modérés mais non moins intéressants (Mort ou Vif, Un plan simple, Darkman, Intuitions…) Sam Raimi décroche la timbale avec la série des « Spiderman ». Peut-être un peu las des super productions hollywoodiennes, il revient avec un petit film de genre qui fleure bon la série B. Mélange entre le train fantôme et les montagnes russes, « Jusqu’en enfer » est un vrai plaisir pour qui sait se laisser embarquer dans cette histoire de sorcellerie à l’ancienne. Exit, les tortures porn (Saw, Hostel…), les zombies à gogo, voici revenir un genre cinématographique qui avait quasiment disparu de nos écrans. On en veut encore !!!

 

Jeux de Pouvoir (jeu de mots)

Vous pensiez que le film de complot était mort ? Ou qu’il était aux mains des « actionners » bourrins (Bay, Bruckheimer et consorts). Vous aviez tort ! Tiré d’une série anglaise que je n’ai jamais vu (en même temps, les séries TV ne me passionnent pas des masses !) « Jeu de pouvoir » est un film à l’ancienne qui lorgne vers les années 70, à l’époque où le cinéma avait encore une conscience politique. Un seul mot d’ordre : la vérité… Coûte que coûte. Il est intéressant de voir comment un genre un peu désuet peut être adapté de nos jours. Ce qui est intéressant dans ce film, hormis l’intrigue bien menée, c’est le rapport à la presse écrite dans notre société. La presse quotidienne va mal, c’est un fait. Internet a changé nos habitudes face à l’information. Qui veut encore lire alors qu’on a des images en direct que chacun peut interpréter comme il le veut. Le film parle de ce genre de relation très ambiguë entre l’image et les apparences trompeuses, la surmédiatisation, les faux semblants et les guerres de l’ombre. Un film qui pose des questions et qui fait réfléchir, ce n’est pas nouveau, mais ça fait du bien ! On a le droit en plus à une petite analyse sur les nouveaux patrons de presse qui ne sont que des investisseurs et qui pressent le citron à leurs salariés pour faire de la rentabilité. La mondialisation quoi ! A voir pour ceux qui ont aimé « Les hommes du président » et « Les 3 jours du Condor ». En plus les acteurs sont excellents !

 

Vinyan (Thaï la route)

Loupé au cinéma pour faute de mauvaise distribution, voici un petit rattrapage en DVD pour le film français le plus couillu et le plus original de l’année 2009. Une descente aux enfers dans un trip hallucinatoire teinté d’une humanité sans faille. C’est lourd de sens mais c’est justifié. Quand les français arriveront à faire du cinéma de cette qualité là, les américains n’auront qu’à bien se tenir. Les espagnols ont amorcé le virage, aux autres pays de suivre la voie et on aura un cinoch européen à toute épreuve. J’avais déjà adoré le premier film de Fabrice du Welz « Calvaire », une expérience de survival éprouvante en milieu rural, mais là, on passe à un niveau supérieur. Le réalisateur a eu le mérite de rendre Emmanuel Béart touchante et juste (alors que ce n’était pas gagné !) face à un Rufus Sewel parfait (comme d’hab !). Une lumière incroyable, loin des clichés de la Thaïlande carte postale et vous voici embarqué dans un trip aux confins de la santé mentale. Un film à ressentir autant qu’à voir ! Une vraie expédience sensorielle je vous dis !

 

Allez ! A la prochaine !

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N
Bravo,<br /> ça donne envie de se précipiter dans les salles obscures, surtout pour un ex fan de Sam Raimi...
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